historique du feu d'artifice

Il semblerait que les Chinois aient fabriqué des explosifs et des fusées de guerre dès le VIe siècle. Lorsque cet art s'est propagé en Arabie au VIIe siècle, les Arabes ont donné à ces fusées le nom de « flèches chinoises ».

Les Chinois prétendent avoir fabriqué la poudre noire à l’époque de la dynastie des Sung (960-1279). Leurs livres d'histoire font état de l'utilisation de fusées de guerre contre les envahisseurs mongols en 1279. Les historiens pensent que les Mongols ont introduit en Europe la poudre noire et les fusées chinoises vers 1241. Les premiers écrits qui font autorité en la matière situent l'utilisation de la poudre noire en Europe à partir de 1258.

Le premier à décrire sa composition fut frère Roger Bacon, moine franciscain d'Ilchester dans le Somerset, dont les écrits remontent au milieu du XIIIe siècle. L'ouvrage De Secretis Operibus Artis et Naturæ et de Nullitate magiæ du frère Bacon exprime en 1257 la formule sous forme d'anagrammes, probablement pour s'épargner une enquête de l'Inquisition. Albert Le Grand, plus connu sous le nom de saint Albert, en revendique la paternité dans De mirabilibus mondi (Les merveilles du monde). La légende populaire l'attribuera pour sa part au moine Berthold Schwartz dont le nom montre clairement le côté symbolique (schwartz signifie noir en allemand).

Les développements en Europe ont surpassé au XIVe siècle les premiers progrès de la pyrotechnie, à peu près au moment où le canon a été inventé. Les boulets et la poudre noire étaient fabriqués par les « faiseurs de feu », ou des militaires de métier expérimentés, qui ont aussi mis au point des feux d'artifice complexes pour célébrer la victoire ou la paix revenue.

La Renaissance a connu deux grandes écoles de la pyrotechnie : Les Italiens qui se sont spécialisés dans les feux d'artifice élaborés et les Allemands dont les efforts ont fait progresser l'aspect scientifique.

Vers le milieu du XVIIe siècle, on utilisait largement les feux d'artifice comme amusements en Europe. Vers le milieu du XIXe siècle, ils ont gagné en popularité en Amérique du Nord. Aux États-Unis, vers 1894, cette industrie était estimée à dix millions de dollars. Les gros pétards à la poudre noire, constituaient la plus grande partie de la production, tandis que les fusées jouets et les pistolets à la poudre noire étaient aussi très populaires.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des représentants du gouvernement, du corps médical et du service des incendies à tous les niveaux ont réclamé des restrictions touchant ces nouveautés à la poudre noire. Dans les années 1930 et 1940, cédant à la pression grandissante, certains gouvernements ont interdit toutes les pièces pyrotechniques et les jouets à la poudre noire. Ce fut le début du développement plus modéré des pièces pyrotechniques telles que nous les connaissons aujourd'hui.

Après la Seconde Guerre mondiale, les feux d'artifice ont encore gagné en popularité. Profitant de l'essor rapide des échanges et du commerce parallèlement à une facilité accrue de transport et d'expédition, l'industrie de la pyrotechnie « a pris son envol ». Tous les types de pièces pyrotechniques pouvaient être facilement commandées et expédiées, même dans les régions qui les avaient interdites, grâce aux catalogues de vente par correspondance, qui étaient aussi très populaires. Les représentants du gouvernement, du corps médical et du service des incendies à tous les niveaux ont alors réitéré leurs demandes de restriction, ce qui a donné lieu à la réglementation que nous connaissons aujourd'hui. 

 
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